Breizh Europa soutient les prisonniers politiques catalans

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Fév 132019
 

Aujourd’hui, s’ouvre à Madrid un procès que l’on croirait dater d’un autre temps. Malheureusement, c’est bien en ce mois de février 2019 que vont être jugés des représentants politiques élus et des responsables associatifs catalans, pour avoir voulu organiser un référendum. L’Histoire, la plus sombre, frappe à notre porte, et on se souviendra entre autres que la république catalane a été une première fois proclamée en 1934. Une jeune république qui fut matée dans le sang par l’armée espagnole, deux ans avant la guerre civile. Puis Franco, une fois au pouvoir, demanda aux Allemands, en 1940, d’arrêter le président de cette république éphémère, Llius Companys, qui s’était réfugié en Bretagne. Il fut fusillé à son retour.

Madrid Breizh Europa

Affiche du Cercle culturel catalan du Quebec

Aujourd’hui, le pire se rapproche, et des citoyens européens risquent de lourdes peines de prison pour avoir voulu organiser ce référendum en Catalogne, en ayant procédé de manière pacifique, sous les coups de matraque médiatisés de la Guardia Civil. Un référendum qui s’inscrivait pourtant dans le cadre du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un des fondements de la Charte des Nations Unies.

Pendant ce temps-là, en France, la plupart des média prennent le parti du déni de démocratie. Des média qui suivent ainsi le pouvoir dominant, un pouvoir qui les nourrit il est vrai de subventions généreuses.

Des média qui n’avaient, en leur temps, pas protesté contre la sécession du Kosovo de la Serbie, obtenue par les bombardements français et américains sur Belgrade en 1999. Deux poids, deux mesures ?

Triste jour en tous les cas, quand des personnes sont jugées pour avoir voulu défendre l’idée de démocratie. Triste jour car quelque soit la manière, à l’avenir, dont chaque peuple européen décidera de s’administrer, notre véritable, pays, notre chance, reste cette Europe, à ce jour imparfaitement construite. Une Europe qui doit se consolider en respectant chacune des communautés qui la compose.

Liberté pour les prisonniers politiques catalans !

Frank Darcel

Président de Breizh Europa

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Financement des écoles Diwan: encore un effort !

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Fév 082019
 

Des députés de La République en Marche (LREM) vont proposer à l’Assemblée nationale que les écoles Diwan puissent bénéficier du forfait scolaire de toutes les communes d’origine de leurs élèves, et plus seulement de celui donné par la seule commune-siège.

Ecoles Diwan Breizh Europa

Carte des écoles Diwan

Ceci constitue une revendication historique du réseau Diwan, certaines écoles menant des campagnes systématiques de demande du forfait scolaire auprès de toutes les communes de résidence de leurs élèves. Campagnes la plupart du temps sans résultat, laissant les écoles Diwan dans l’insécurité financière chronique. Pourtant elles assurent le service public de l’enseignement du breton, car personne n’ignore que, sans Diwan, aucun enseignement en breton n’existerait à ce jour en Bretagne.

Breizh Europa félicite les députés à l’origine de cette proposition. Reste bien sûr à attendre le résultat final, car nous avons l’habitude devoir que bien des propositions de députés, mus par de bonnes intentions, finissent “lost in translation” dans les arcanes du pouvoir parisien.
L’occasion est offerte de suggérer une consolidation supplémentaire des écoles Diwan: confier aux nouvelles intercommunalités (les EPCI) la compétence de l’enseignement du breton, qui pourront alors contractualiser avec leur(s) école(s) Diwan pour les pérenniser sur les plan financier et foncier.
Cette étape enclencherait une responsabilisation des collectivités (certaines renâclent) et des administrations (là, c’est plus général) sur le plan de la formation des maîtres, de la visibilité du breton dans l’espace public et dans les médias.

Ces propositions font partie du Projet Enseignement-Education élaboré par Breizh Europa et visibles sur notre site.

Vincent Fraval

Secrétaire Général de Breizh Europa

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La Bretagne endeuillée

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Jan 122019
 
Patrick Malrieu Breizh Europa

Photo Ronan Larvor

Il est toujours très triste et brutal d’apprendre une disparition et ça l’est encore davantage lorsqu’il s’agit d’un militant tel que Patrick Malrieu. Celui-ci a passé une grande partie de sa vie à donner de son temps et de son énergie à la Bretagne, sa culture, son territoire. Toutes nos pensées vont à ses proches et bien au-delà, car c’est beaucoup de Bretons qui sont aujourd’hui endeuillés.
Cet homme à responsabilités- fondateur de Dastum, Président du Conseil Culturel de Bretagne, puis de l’Institut Culturel- n’en était pas moins un homme de terrain, toujours à l’écoute.
Nous ne pouvons nous empêcher aujourd’hui d’avoir également une pensée pour tous ceux qui, comme Patrick Malrieu, ont tant fait pour la Bretagne et notamment cette réunification qu’ils n’auront pas connue. Et cela rajoute à notre peine ! Patrick Malrieu, tout comme Joseph Martray, Yvonnig Gicquel, Bernard Le Nail et beaucoup d’autres, vous allez manquer à la Bretagne. Lorsque le pays connaîtra des jours meilleurs, nous nous souviendrons d’autant mieux de vous.

Kenavo !

Caroline Ollivro

Porte-parole de Breizh Europa

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La réunification de la Bretagne dans le fatras hexagonal

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Déc 182018
 

Lundi 17 décembre, le Conseil départemental de Loire-Atlantique a voté contre le rattachement à la région Bretagne mais pour l’organisation d’un référendum. Le premier vote contredit le vœu départemental de 2001, et le second avait été tranquillement dévoilé vendredi dernier, quand Monsieur Grosvalet avait rendu public son appel au secours au président de la République.

Outre que le premier vote nous renseigne sur la valeur des vœux des assemblées, valeur égale donc à zéro, cela révèle qu’aucune procédure n’est définie dans la loi quand se pose la question d’un changement de région. C’est assez ironique dans un pays qui croule sous les lois, les décrets et les règlements et où, par ailleurs, une majorité de maires avoue ne plus savoir gérer une commune dans la légalité ! Ainsi devant ce fatras, on fait appel au grand Sachem perché en haut de la pyramide. Embouteillage assuré au Secrétariat général de l’Elysée !

Revenons-en à notre sujet: la réunification est une volonté démocratique bretonne que l’appareil politique français empêche en permanence. Depuis lundi, nos si éclairés dirigeants cherchent à savoir qui doit décider, mais surtout quand et comment on va s’y prendre pour noyer le poisson.
Alors, qui va décider ? Les assemblées territoriales ? Le président de la république ? L’assemblée nationale ? Les habitants ? Lesquels ? Ceux de la Loire-Atlantique seuls ? Ceux de la région Bretagne ? Ceux des Pays de la Loire ? Dans quel ordre ? Selon quelle modalités ? Après la consultation sur Notre-Dame des Landes, c’est compliqué, il faut se mettre un instant à la place des élus socialistes … Le quand et le comment, c’est avant ou après mars 2019 ? Date légale pour quoi ? Saisie de la question, ou de son règlement ? Ils l’ignorent, ils n’avaient pas prévu ça, M. Grosvalet avouant aujourd’hui que cette loi est inapplicable. On aurait apprécié autant de clairvoyance en 2014. Ça devient vraiment difficile de leur faire confiance, seul Ouest-France y croit encore.

Au delà du fiasco juridique, le scénario qui s’écrit amènerait à organiser une consultation sur l’ensemble des 2 régions, Bretagne et Pays de la Loire. D’abord, la question posée pourrait être tordue à souhait : voulez-vous que la Loire-Atlantique rejoigne la région Bretagne ou ne préférez-vous pas finalement la fusion des 2 régions dans un Grand Ouest (peuplé de ouistitis) ?
Ensuite, il faudrait consulter les habitants de la Mayenne, de la Sarthe, du Maine-et-Loire et de la Vendée, car le départ de la Loire-Atlantique impacterait leur quotidien. C’est vrai mais, à ce compte-là, comme il est probable que ces 4 départements rejoindraient la région Centre ou la région Aquitaine, pourquoi se limiter ? Interrogeons tout le monde, des Pyrénées-Atlantiques au Loiret !

Photo Bretagne Info

Demander aux 4 autres départements la permission que la Loire-Atlantique rejoigne la région Bretagne, c’est comme demander la permission à son conjoint de divorcer de lui. Ça n’a aucun sens, si ce n’est de continuer dans les inepties qui nous ont glorieusement conduit là.

105 000 électeurs de Loire-Atlantique veulent un référendum pour choisi leur avenir, c’est clair et net, les élus vont-ils comprendre que le temps des entourloupes est terminé, surtout par les temps qui courent ?

Vincent Fraval

Secrétaire Général de Breizh Europa

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Appel à manifester samedi à Rennes pour la réunification

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Déc 042018
 

Le très grand succès de la pétition déposée au Conseil Départemental du 44 pose énormément de questions, et les réponses sont dans les mains de ce fidèle serviteur de l’État central qu’est Philippe Grosvalet.

 

 

Les questions sont les suivantes :

la République Française est-elle une véritable démocratie ?

Y-a-t-il une volonté affirmée, en « haut-lieu », que la Bretagne ne se réunifie jamais ?

Le pouvoir central va-t-il continuer à mépriser les envies légitimes des territoires de mieux prendre leur destin en main, comme ils peuvent déjà le faire dans les démocraties européennes ?

Cette noblesse d’État qui nous dirige a-t-elle d’autres aspirations que le maintien de ses privilèges ?

Attendons de voir les réponses apportées par les Conseillers Départementaux du 44, car le combat sur le plan administratif n’est sûrement pas terminé. Mais l’association Bretagne Réunie a du répondant et de l’expérience, il faudra donc la soutenir au maximum dans les mois à venir.

Mais n’attendons pas pour manifester samedi à Rennes pour la réunification, car le combat pour cette juste cause devra se mener sur tous les fronts.

Frank Darcel

Président de Breizh Europa                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

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Moins d’État et plus de libertés, en Bretagne et ailleurs !

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Déc 032018
 

Après 3 semaines de manifestations et deux jours d’émeutes, on se demande comment les choses vont désormais évoluer en France, si Emmanuel Macron va pouvoir remettre le pays sur les bons rails, et nous éviter un scénario populiste en 2022. Sera-t-il capable de libérer le pays de son problème, c’est-à-dire de cet Etat confiscatoire, attentatoire aux libertés, et de moins en moins performant ? Sera-t-il enfin capable de faire converger la France avec l’Allemagne plutôt qu’avec l’Italie ? Capable d’être l’interlocuteur sérieux que les Allemands attendent pour faire avancer l’Europe, au-delà des beaux discours ?

Manifestations Breizh Europa

18 mois plus tard et 30% du quinquennat passés, les choses sont vraiment mal engagées. Le président Macron a bien réussi quelques réformes mais la plus importante d’entre elles, la réforme de l’État -c’est à dire sa place, sa taille, ses missions -n’a même pas été engagée. L’Etat n’échappe plus seulement aux citoyens, il échappe aux élus. L’État français géré par ses énarques, bien que dépensant 56% des richesses produites dans le pays (record d’Europe, 13% de plus que l’Allemagne) vit à crédit depuis le 8 novembre. Poursuivant sa course folle, il a besoin de toujours plus de financements sans offrir de contreparties correctes. C’est une spoliation, une arnaque qui saute désormais aux yeux de 80% des Français. Même appauvris, ils ne sont pas bêtes, ils entendent les comparaisons internationales qui placent leur pays au fond des classements dans (presque) tous les domaines.

manifestations Breizh Europa

Photo Bretagne actuelle

2019 sera encore plus difficile, Emmanuel Macron le sait, il est dans l’obligation de matraquer encore plus les classes moyennes et populaires (les autres parvenant à y échapper) pour garder la confiance des marchés qui lui prêtent de quoi boucler ses fins de mois. C’est là qu’arrive le mensonge fiscal écologique, qui est un prétexte à taxer encore avant d’être opportunément une culpabilisation morale. Bercy connait la vérité: la consommation de carburants en France en baisse  engendre une baisse des recettes fiscales. Donc pour maintenir le même niveau, il faut augmenter les taxes. CQFD.

Le gouvernement se moque de l’écologie comme de l’an quarante, car seuls 20% de la prochaine taxe y seront consacrés. L’an dernier il annonçait la fermeture de lignes ferroviaires, maintenant, il veut offrir une compensation pour certains automobilistes (encore du diesel, encore des dépenses, encore des formulaires…). Last but not least, en pleine promotion de la voiture électrique, il annonce + 4% sur les factures d’électricité au 1er février ! Écœuré, Hulot a démissionné le 28 août.

Les Gilets Jaunes sont le symbole de cette prise de conscience. Ce sont des citoyens qui demandent simplement à leurs élus où passe enfin ce « pognon de dingue » (1040 milliards d’euros), qu’ils voient partir sans vraiment revenir, et pourquoi la volonté populaire n’est jamais respectée, comme on le voir par ailleurs avec la conduite de Philippe Grosvalet face à la pétition de Bretagne Réunie. Les Gilets Jaunes disent STOP aux mensonges permanents et à la privation des libertés. Ils veulent redéfinir le pacte social: un État au service de la société, et non l’inverse.

Manifestations Breizh Europa

Photo RFI

Nous, autonomistes bretons, les soutenons dans la dénonciation de cette supercherie, et devons les convaincre avec un projet politique qui offre une perspective à la crise. Notre devoir est de leur expliquer qu’une bonne gestion publique passe par moins de pouvoirs à Paris et plus en Bretagne. Les Gilets Jaunes annoncent le début de la fin du système, à nous d’offrir une perspective démocratique, moderne et écologique, comme ailleurs en Europe. Une fenêtre de tir s’est ouverte à nous, elle va durer, à nous d’en profiter.

Vincent Fraval

Secrétaire Général de Breizh Europa

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