La faute de l’Espagne, la honte de l’Europe

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Oct 172019
 
Des responsables indépendantistes catalans ont été condamnés lundi à Madrid à des peines dignes du grand banditisme. Leur crime ? Avoir milité pour la tenue d’un référendum sur l’autodétermination de la Catalogne. Avoir milité pour que puisse s’exprimer le peuple catalan.
L'autodétermination

Photo LaPresse.ca

De souvenir de démocrate, personne n’a été emprisonné en Europe « de l’ouest » aussi lourdement et aussi injustement depuis la fin de la deuxième guerre mondiale pour des actions politiques non violentes. Ce type de peine est aujourd’hui réservé aux opposants chinois ou nord coréens, ou encore caractéristique des dictatures du tiers-monde. Pourtant, en France, après la déclaration de 52 députés qui soutenaient les catalans avant leur procès, aujourd’hui, à part le député breton Molac et les députés corses et l’eurodéputé Alfonsi, personne ne bronche. Les media hexagonaux, pourtant si prompts à vanter le titre honorifique de patrie des droits de l’homme pour leur pays, restent muets sur la question, ou ont d’autres priorités.

Il semblerait qu’ici aussi, la peur de la “sédition”, du “séparatisme”, paralyse et empêche toute réflexion en profondeur sur le droit à l’autodétermination, pourtant inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Et toute prospective sur le droit à s’exprimer librement, comme le montre, d’une manière beaucoup moins tragique mais tout de même symptomatique, le refus du référendum sur la réunification en 44.

Devant un tel aveuglement, seule l’Europe devrait pouvoir faire entendre sa voix. Une Europe fédérale, qui saurait convaincre les États Nations que leur temps est compté et que le moment est venu d’écouter tous les peuples qui la constituent, car la démocratie est l’affaire de tous et aucune raison d’État, aussi brutale soit-elle, ne devrait pouvoir s’y opposer. Une Europe qui, enfin, pourrait parler d’une voix forte, jusqu’en Syrie, et ne pas se contenter de larmes de crocodiles face au drame kurde.

Mais cette Europe n’existera pas, tant que les égoïsmes espagnols, français ou anglais prendront le pas sur l’intérêt général de notre continent. Ainsi, si l’empire ottoman était déjà l’homme malade de l’Europe au 19ème siècle, l’Europe, si elle ne se ressaisit pas, pourrait bien devenir l’homme malade du monde.

Vincent Fraval

Secrétaire général de Breizh Europa

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Le Parlement écossais, un exemple pour une Bretagne autonome !

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Sep 232019
 

L’Ecosse est l’une des quatre nations constitutives du Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord.

L’Ecosse est une nation indépendante jusqu’à l’Acte d’Union de 1707. Son parlement fut dissous et remplacé par un unique parlement pour toute la Grande Bretagne.

La Parlement actuel naquit à la suite du Scotland Act de 1998 qui expose les sujets sur lesquels Westminster reste compétente.

Le Parlement écossais bénéficie donc d’une autonomie sur les questions dites « dévolues ». Les questions dites « réservées » restent du ressort de Westminster.

Néanmoins, depuis la création du Scotland Act, ce dernier ne cesse d’évoluer (Scotland Act de 2016), notamment dans les domaines tels que la fiscalité, le bien-être et les élections au Parlement écossais.

Le royaume Uni est un état fédéral ou multinational en opposition à la France qui est un état unitaire très modérément décentralisé et dont la décentralisation est surtout territoriale (régions, départements, communes).

Le Parlement écossais Breizh Europa

Source Parlement écossais ©SPCB

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Courage, bon sens, principe de précaution : soutien au maire Daniel Cueff.

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Août 202019
 
Daniel Cueff Breizh Europa

Photo FR3

Les maires sont, à chaque sondage, plébiscités comme étant les politiques les plus appréciés par la population. Et pour cause car, à l’opposé d’un Etat au fonctionnement fréquemment lourd et archaïque, un Etat souvent bien loin des préoccupations et désirs des citoyens, la plupart des édiles locaux écoutent, consultent et se soucient de l’intérêt collectif.

« L’affaire » Daniel Cueff en est un parfait exemple. Le maire de Langouët (35) s’est fait connaître depuis longtemps pour -entre autres- sa politique écologique menée au sein de sa commune. Une politique dont devraient d’ailleurs s’inspirer nos gouvernants au moment où l’environnement (et donc l’homme) souffre, et investit une zone de non retour. Au nom de la protection de l’être humain justement, de la préservation de la faune et de la flore, en vertu du principe de précaution et en tenant compte d’études qui se recoupent quant à la nocivité des herbicides, cet élu a pris un arrêté en mai dernier. Cet arrêté qui interdit l’usage des pesticides à moins de 150 mètres des habitations et autres bâtiments est contesté et jugé illégal par un représentant de l’Etat, la préfète. Une préfète qui elle, il est bon de le rappeler, n’est pas élue, contrairement au maire.

Ainsi, le bon sens, issu de la démocratie, se retrouve au Tribunal jeudi prochain face à une administration qui peine à admettre qu’il convient d’interdire des produits potentiellement dangereux. Rappelons en effet que, d’une part, l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) a classé par exemple le glyphosate (molécule utilisée dans les herbicides) comme « cancérigène probable » et que, d’autre part, une large majorité de la population est favorable à l’interdiction des pesticides. La probabilité de la dangerosité suffit à légitimer la décision du maire. Souhaitons que les juges suivent Monsieur Cueff dans ce sens.

Daniel Cueff Breizh Europa

Photo 7seizh

Le mouvement politique Breizh Europa exprime son soutien total à Daniel Cueff, et appelle à la participation au rassemblement devant le Tribunal administratif de Rennes jeudi 22 août à 9h30, heure de sa convocation.

Caroline Ollivro

Porte-parole de Breizh Europa

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Breizh Europa soutient les élèves qui passent le BAC en breton

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Juin 282019
 
Bac en breton Breizh Europa

Photo RMN

Cette année, encore une fois, le pouvoir central va aligner les interventions grossières, brutales et ridicules pour empêcher des jeunes qui ont suivi la majeure partie de leur scolarité en breton d’utiliser cette langue dans l’épreuve de mathématiques au BAC, en Bretagne. Encore plus ridicule quand on sait que passer son épreuve de mathématiques au BAC est possible en langue basque, mais pour les Bretons, non, vous repasserez !

L’incongruité de ce régime jacobin ne connaît pas de limites. Le temps a beau passer, les choses n’évoluent pas, mais la supercherie identitaire profonde qu’est cette République apparaît de plus en plus, au vu surtout de ce qui se passe ailleurs en Europe, et même dans le monde.

Ainsi, ce que la République exige, c’est bien que l’on parle partout la langue des Parisiens, car le français n’est pas autre chose qu’une langue codifiée dans les salons de la « ville lumière », parfois ornementée dans les châteaux de la Loire. Une langue qui a eu besoin d’une académie, créée sous Richelieu, pour que les personnes bien nées puissent l’imposer à tous les peuples de l’hexagone. Un territoire où le français était parlé à peine par un cinquième des habitants au 18ème siècle.

Cette langue est donc devenue un symbole politique, renforcé jusqu’à la vénération à la révolution, autant qu’un moyen d’échange : elle est le ciment d’une nation qui n’a pas beaucoup d’autres liens à mettre en avant, sinon un roman national trafiqué. Une langue française qui, continuant à s’imposer de force, est le dernier ciment de cette République qui ne fait plus nation depuis longtemps. D’où le zèle ridicule des jacobins systémiques de tous poils pour pourfendre tout ce qui remettrait en question le dogme des monolingues obsédés, des destructeurs d’espaces intérieurs.

Ailleurs en Europe, la Charte des langues minoritaires est presque partout appliquée, permettant à tout un chacun d’être bilingue ou trilingue au quotidien. Aux USA, une autre république « messianique » née sous les mêmes auspices que la république française, l’espagnol n’a eu aucun mal à s’imposer comme seconde langue officielle. Des USA où le navajo, une des langues originelles, est la langue la plus parlée après l’anglais et l’espagnol dans deux États, et où c’est le cas pour le français dans six États.

Alors, que doit-on faire ? Sinon faire craquer ce système vermoulu et obsolète, replié sur lui-même de façon mortifère. Ces jeunes sont la tête de pont.

Vincent Fraval

Secrétaire Général de Breizh Europa

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Vive la démocratie ! Vive la bretagne !

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Mai 172019
 

Ce que le Conseil général de Loire-Atlantique inflige à Bretagne Réunie, et donc à tous les signataires de la pétition demandant un référendum dans le département de Loire-Atlantique, est un déni de démocratie particulièrement grave. En refusant de porter le débat sur la réunification devant le peuple comme la loi l’y autorisait, il y a quelques mois, et en faisant maintenant barrage à l’envoi de la pétition vers Paris, Monsieur Grosvalet et son équipe agissent ni plus ni moins comme des factieux.

Philippe Grosvalet

Au moment où la révolte des Gilets Jaunes a montré que cette démocratie représentative avait un énorme problème de crédibilité dans l’Hexagone, s’y prendrait-on autrement si l’on voulait mettre de l’huile sur le feu ? Nul doute que les décisionnaires parisiens ne sont pas étrangers à l’attitude lamentable de Monsieur Grosvalet et de ses affidés. Mais les Bretons vont-ils continuer longtemps à encaisser ces affronts sans réagir ? Dans un premier temps, il faudra au moins sanctionner cette classe politique, qui reste sourde à toutes les revendications bretonnes, lors de toutes les élections à venir. Mais la réponse à ce mépris et à ce déni de démocratie devra aller crescendo. Il en va de l’avenir de la Bretagne, et de l’idée de démocratie.

Frank Darcel

Président de Breizh Europa

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Elections européennes 2019

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Mai 132019
 

La participation et le soutien de Breizh Europa à la liste constituée par le PFE lors des élections européennes du 26 mai 2019.

Elections europénnes Breizh Europa

Photo Michel Thierry

Breizh Europa a choisi d’intégrer la liste du Parti Fédéraliste Européen pour les prochaines élections. Notre Mouvement est à la fois un parti autonomiste breton et fédéraliste européen et c’est à ce titre que le projet du PFE mérite à nos yeux d’être défendu. Le credo européen et décentralisateur du PFE est compatible avec nos idées et sa tête de liste, Yves Gernigon, incarne parfaitement le projet. Celui-ci met en avant la règle de subsidiarité qui nous est chère et qui permettra aux territoires de mieux se prendre en mains au sein d’une Europe fédérale. Le Parti Breton a fait le même choix que celui de Breizh Europa et participe à la liste « Pour une Europe qui protège ses citoyens ». Nous avons quatre candidats BE qui défendent ce projet, Karol Dolu dans le département 35, Gaël Giraud dans le 44, Éric Leost dans le 29 et moi-même pour le 22.

Une conférence de presse se tiendra à Rennes au Club de la presse le mercredi 15 mai à 14h30. Elle réunira une partie des candidats, venez nombreux !

Caroline Ollivro,

Porte-parole de Breizh Europa

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