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Août 202019
 
Daniel Cueff Breizh Europa

Photo FR3

Les maires sont, à chaque sondage, plébiscités comme étant les politiques les plus appréciés par la population. Et pour cause car, à l’opposé d’un Etat au fonctionnement fréquemment lourd et archaïque, un Etat souvent bien loin des préoccupations et désirs des citoyens, la plupart des édiles locaux écoutent, consultent et se soucient de l’intérêt collectif.

« L’affaire » Daniel Cueff en est un parfait exemple. Le maire de Langouët (35) s’est fait connaître depuis longtemps pour -entre autres- sa politique écologique menée au sein de sa commune. Une politique dont devraient d’ailleurs s’inspirer nos gouvernants au moment où l’environnement (et donc l’homme) souffre, et investit une zone de non retour. Au nom de la protection de l’être humain justement, de la préservation de la faune et de la flore, en vertu du principe de précaution et en tenant compte d’études qui se recoupent quant à la nocivité des herbicides, cet élu a pris un arrêté en mai dernier. Cet arrêté qui interdit l’usage des pesticides à moins de 150 mètres des habitations et autres bâtiments est contesté et jugé illégal par un représentant de l’Etat, la préfète. Une préfète qui elle, il est bon de le rappeler, n’est pas élue, contrairement au maire.

Ainsi, le bon sens, issu de la démocratie, se retrouve au Tribunal jeudi prochain face à une administration qui peine à admettre qu’il convient d’interdire des produits potentiellement dangereux. Rappelons en effet que, d’une part, l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) a classé par exemple le glyphosate (molécule utilisée dans les herbicides) comme « cancérigène probable » et que, d’autre part, une large majorité de la population est favorable à l’interdiction des pesticides. La probabilité de la dangerosité suffit à légitimer la décision du maire. Souhaitons que les juges suivent Monsieur Cueff dans ce sens.

Daniel Cueff Breizh Europa

Photo 7seizh

Le mouvement politique Breizh Europa exprime son soutien total à Daniel Cueff, et appelle à la participation au rassemblement devant le Tribunal administratif de Rennes jeudi 22 août à 9h30, heure de sa convocation.

Caroline Ollivro

Porte-parole de Breizh Europa

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Breizh Europa soutient les élèves qui passent le BAC en breton

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Juin 282019
 
Bac en breton Breizh Europa

Photo RMN

Cette année, encore une fois, le pouvoir central va aligner les interventions grossières, brutales et ridicules pour empêcher des jeunes qui ont suivi la majeure partie de leur scolarité en breton d’utiliser cette langue dans l’épreuve de mathématiques au BAC, en Bretagne. Encore plus ridicule quand on sait que passer son épreuve de mathématiques au BAC est possible en langue basque, mais pour les Bretons, non, vous repasserez !

L’incongruité de ce régime jacobin ne connaît pas de limites. Le temps a beau passer, les choses n’évoluent pas, mais la supercherie identitaire profonde qu’est cette République apparaît de plus en plus, au vu surtout de ce qui se passe ailleurs en Europe, et même dans le monde.

Ainsi, ce que la République exige, c’est bien que l’on parle partout la langue des Parisiens, car le français n’est pas autre chose qu’une langue codifiée dans les salons de la « ville lumière », parfois ornementée dans les châteaux de la Loire. Une langue qui a eu besoin d’une académie, créée sous Richelieu, pour que les personnes bien nées puissent l’imposer à tous les peuples de l’hexagone. Un territoire où le français était parlé à peine par un cinquième des habitants au 18ème siècle.

Cette langue est donc devenue un symbole politique, renforcé jusqu’à la vénération à la révolution, autant qu’un moyen d’échange : elle est le ciment d’une nation qui n’a pas beaucoup d’autres liens à mettre en avant, sinon un roman national trafiqué. Une langue française qui, continuant à s’imposer de force, est le dernier ciment de cette République qui ne fait plus nation depuis longtemps. D’où le zèle ridicule des jacobins systémiques de tous poils pour pourfendre tout ce qui remettrait en question le dogme des monolingues obsédés, des destructeurs d’espaces intérieurs.

Ailleurs en Europe, la Charte des langues minoritaires est presque partout appliquée, permettant à tout un chacun d’être bilingue ou trilingue au quotidien. Aux USA, une autre république « messianique » née sous les mêmes auspices que la république française, l’espagnol n’a eu aucun mal à s’imposer comme seconde langue officielle. Des USA où le navajo, une des langues originelles, est la langue la plus parlée après l’anglais et l’espagnol dans deux États, et où c’est le cas pour le français dans six États.

Alors, que doit-on faire ? Sinon faire craquer ce système vermoulu et obsolète, replié sur lui-même de façon mortifère. Ces jeunes sont la tête de pont.

Vincent Fraval

Secrétaire Général de Breizh Europa

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