Questions / Réponses

 

Avant d’être convaincu de l’intérêt d’adhérer à notre mouvement, vous vous posez de nombreuses questions.
Les réponses sont peut-être déjà ci-dessous…

Quelle différence entre autonomie et indépendance ?

     L’autonomie d’une région est une dotation de pouvoirs et d’institutions lui permettant de gérer les affaires qui lui sont propres, sans interférence du pouvoir central d’un Etat. Dans ce cas de figure, la césure n’est pas totale avec une autorité d’Etat. Il s’agit d’une reconnaissance par une autorité étatique à gérer librement les particularismes de cette région qui peuvent être d’ordre économique, énergétique, culturel, linguistique, etc…

     L’indépendance d’une région est l’acquisition de sa totale souveraineté politique par opposition au fait d’être régenté par une autorité  d’Etat. Dans ce cas la césure est totale avec une autorité d’Etat quelle qu’elle soit, ce qui conduit à une recherche totale d’indépendance, bien au-delà du politique, sur un plan économique, énergétique, défense, monnaie, etc…

Ex. Le pays Basque réclame son indépendance. L’Alsace milite pour son autonomie. La Catalogne, qui a déjà son statut d’autonomie revendique désormais son indépendance. En Bretagne, certains partis prônent l’indépendance, Breizh Europa défend l’idée d’une autonomie dans le cadre d’une Europe fédérale.

Le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne n’est-il pas un combat d’arrière-garde ?

Démembrée en 1790, la Bretagne est découpée en 5 départements. La Loire-Inférieure (actuellement Loire-Atlantique depuis 1957)  est sacrifiée le 19 avril 1941 par le régime de Vichy pour des raisons d’organisation territoriale afin de créer la région des Pays de Loire. Jamais remises en  question par les gouvernements successifs de la IVème et Vème République qui ont préféré avaliser une décision d’un régime dont la légitimité a été souvent contestée, il faut attendre les années 60 pour qu’une jeunesse en mal de racines revendique cette réunification par la création de mouvements autonomistes et indépendantistes dont certains actes de violence ont déstabilisé de nombreux ministres de l’Intérieur qui ont préféré entériner cette césure administrative selon le vieil adage : Diviser pour mieux régner !

Oui, la réunification de la Loire-Atlantique à la région Bretagne est parfaitement légitime et doit être revendiquée en permanence pour que L’Etat français sache qu’il conforte une décision prise sous le régime de Vichy, ce dernier ayant enterré la République Française à laquelle tous nos dirigeants se targuent d’appartenir aujourd’hui.

Mais au-delà de la « réparation » historique, l’argument le plus fort en faveur de la Réunification est la revendication démocratique des Bretons qui s’expriment au quotidien et avec plus de médiatisation lors des manifestations pro-réunification, lors aussi des sondages organisés chaque année qui mettent en avant une majorité de Bretons pour qui il n’y a qu’une seule Bretagne: B5. Militer pour la Réunification n’est donc pas un combat arriéré car, d’une part, cet engagement est majoritaire parmi les Bretons. Et d’autre part, réunifier la Bretagne est essentiel pour son dynamisme économique. Des associations comme Produit en Bretagne l’ont bien compris et travaillent à cette échelle sans attendre l’aval législatif de l’Etat français. D’ailleurs, dès que possible faisons ainsi !

Et cessons d’évoquer une Bretagne historique face à une Bretagne administrative. Il n’y a qu’une Bretagne: la Bretagne. Tout le monde finira par comprendre B5.

Non, ce n’est pas un combat d’arrière-garde comme beaucoup le revendiquent pour leur tranquillité apolitique !

Il s’agit bien d’un combat politique des plus légitimes.

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