Questions / Réponses

 

Avant d’être convaincu de l’intérêt d’adhérer à notre mouvement, vous vous posez de nombreuses questions.
Les réponses sont peut-être déjà ci-dessous…

Quelle différence entre autonomie et indépendance ?

L’autonomie d’une région lui permet, une fois dotée de pouvoirs et d’institutions adéquates, de gérer une partie des affaires qui lui sont propres selon le principe de subsidiarité, inscrit dans le traité de Lisbonne. Ce principe régit les rapports entre l’Union Européenne et les États membres, mais peut régir également les rapports entre un État et les régions autonomes qui le composent, dans l’attente d’une Europe réellement fédérale. Le principe de subsidiarité régissant par exemple les rapports entre les Länder allemands et le gouvernement fédéral d’Allemagne.
Le principe de subsidiarité consiste à  réserver uniquement à l’échelon supérieur  – l’Union européenne (UE) par rapport à un État membre, ou un État membre par rapport à une de ses régions autonomes –uniquement ce que l’échelon inférieur  ne pourrait effectuer que de manière moins efficace.
Ainsi, si la France devenait un jour de nature fédérale, la Bretagne devenue autonome pourrait gérer une grande partie de sa fiscalité propre, et des domaines tels que l’enseignement, la police, l’agriculture, la politique linguistique ou encore la préservation des ressources naturelles. Serait laissé à l’État français les domaines dits régaliens tels que l’armée, la justice ou les affaires étrangères, à l’image des mécanismes qui existent entre les länder allemands ou le Pays Basque et leurs gouvernements centraux respectifs.

L’indépendance d’une région européenne est l’acquisition de sa totale souveraineté politique, ce qui en fait un État à part entière, à même de discuter directement avec l’Union Européenne, sans passer par le truchement d’aucun intermédiaire et toujours selon le principe de subsidiarité.
Dans ce cas la césure est totale avec l’ancien État de tutelle, ce qui serait le cas de L’Écosse par rapport avec la Grande-Bretagne par exemple si l’Écosse gagnait son indépendance.
Dans le cas où une région acquiert son indépendance totale, elle gagne, en plus de la maîtrise des domaines incombant aux régions autonomes, la possibilité de créer son propre système de justice, d’avoir sa propre armée, et de gérer elle-même ses rapports avec les autres pays et états.
Cependant, dans le cadre d’une Bretagne autonome telle que la défend Breizh Europa, il paraît plus cohérent de déléguer les domaines militaires et des relations internationales au sens large à terme à l’Union Européenne.

Exemples  : La Catalogne et l’Écosse réclament leur indépendance par rapport à leur État de tutelle historique, mais veulent rester dans l’Union Européenne. Certaines régions, telles la Bavière ou la Galice en Espagne, se contentent de leur statut d’autonomie. La France est le pays qui donne le moins de possibilités d’autonomie à ses régions. C’est pourquoi en Bretagne des partis réclament l’indépendance. Breizh Europa pense qu’une autonomie inscrite dans une Europe fédérale est le bon équilibre. Mais pour cela il faut que le projet européen avance vers le fédéralisme et qu’on en finisse avec les États nations, dont l’exemple le plus centralisateur et le plus archaïque est, en Europe, la France.

Le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne n’est-il pas un combat d’arrière-garde ?

Démembrée en 1790, la Bretagne est découpée en 5 départements. La Loire-Inférieure (actuellement Loire-Atlantique depuis 1957)  est sacrifiée le 19 avril 1941 par le régime de Vichy pour des raisons d’organisation territoriale afin de créer la région des Pays de Loire. Jamais remises en  question par les gouvernements successifs de la IVème et Vème République qui ont préféré avaliser une décision d’un régime dont la légitimité a été souvent contestée, il faut attendre les années 60 pour qu’une jeunesse en mal de racines revendique cette réunification par la création de mouvements autonomistes et indépendantistes dont certains actes de violence ont déstabilisé de nombreux ministres de l’Intérieur qui ont préféré entériner cette césure administrative selon le vieil adage : Diviser pour mieux régner !

Oui, la réunification de la Loire-Atlantique à la région Bretagne est parfaitement légitime et doit être revendiquée en permanence pour que L’Etat français sache qu’il conforte une décision prise sous le régime de Vichy, ce dernier ayant enterré la République Française à laquelle tous nos dirigeants se targuent d’appartenir aujourd’hui.

Mais au-delà de la « réparation » historique, l’argument le plus fort en faveur de la Réunification est la revendication démocratique des Bretons qui s’expriment au quotidien et avec plus de médiatisation lors des manifestations pro-réunification, lors aussi des sondages organisés chaque année qui mettent en avant une majorité de Bretons pour qui il n’y a qu’une seule Bretagne: B5. Militer pour la Réunification n’est donc pas un combat arriéré car, d’une part, cet engagement est majoritaire parmi les Bretons. Et d’autre part, réunifier la Bretagne est essentiel pour son dynamisme économique. Des associations comme Produit en Bretagne l’ont bien compris et travaillent à cette échelle sans attendre l’aval législatif de l’Etat français. D’ailleurs, dès que possible faisons ainsi !

Et cessons d’évoquer une Bretagne historique face à une Bretagne administrative. Il n’y a qu’une Bretagne: la Bretagne. Tout le monde finira par comprendre B5.

Non, ce n’est pas un combat d’arrière-garde comme beaucoup le revendiquent pour leur tranquillité apolitique !

Il s’agit bien d’un combat politique des plus légitimes.

En vidéo, la Bretagne réunifiée

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