Août 292018
 

Lors de chaque soirée électorale, les politiques, les journalistes et bon nombre d’entre nous regrettent l’excellent score du premier parti politique de France : l’abstentionnisme. On lui trouve moult origines. Parmi elles, le décalage incroyable entre les décisions politiques et les aspirations des citoyens, l’irrespect de certaines promesses de campagne « qui n’engagent -nous répète t-on avec cynisme-que ceux qui les croient », les « affaires » qui entachent la vie politique, le manque de confiance qui en découle entre les citoyens et les élus, etc…

Beaucoup s’érigent ensuite en donneurs de leçons face à un peuple qui deviendrait inconscient, voire fainéant, en tous cas déserteur des bureaux de vote. Pourtant nous nous intéressons tous à la politique si l’on en croit les enquêtes d’opinion mais ce sont les politiques qui n’intéressent plus, qui ne mobilisent plus. Trop de déceptions, parfois même de l’écœurement. Il est urgent de « donner envie d’avoir l’envie ».

Car 2019 est l’année des élections européennes, l’élection la plus boudée dans l’Hexagone et dans de nombreux états européens. Pourtant, l’Europe est à l’origine de la plupart des décisions qui impactent notre quotidien. Peu le savent. La faute sans doute au mode de fonctionnement illisible de l’Union Européenne, à certains élus qui tapent sur l’Europe quand cela les arrange puis s’approprient ses succès, aux médias et au monde de l’Education qui privilégient davantage les enjeux nationaux au détriment des défis européens.

Alors, quand le leader de LFI, monsieur Mélenchon, à Marseille le week-end dernier, veut utiliser ces élections européennes comme un réferendum « anti-Macron » il y a de quoi frémir. Mélanger les genres électoraux est dangereux pour le civisme et la démocratie. Entretenir la confusion détourne des urnes. En voulant transformer l’élection européenne en réferendum « anti-Macron » monsieur Mélenchon montre également par là le peu de cas qu’il fait de l’Europe et de ces sélections. Pourtant, il a pu subvenir à ses besoins en se faisant élire député européen lors de la précédente mandature, tout en siégeant rarement il est vrai. Surtout, il reste de cette période des soupçons d’emplois fictifs pour les assistants parlementaires LFI, soupçons qui vont mener à l’ouverture d’une enquête.

Ainsi, Jean-Luc Mélenchon est à lui seul un formidable repoussoir contre la démocratie : il détourne les objectifs des élections pour sa propre publicité, il a siégé, rarement, dans des institutions qu’il méprise. Au fond, ce qu’il veut, c’est pouvoir haranguer des foules, passer à la télévision, tout en étant continuellement payé par nos impôts. Et il ose parler de « dégagisme » alors qu’il est un ancien apparatchik du Parti Socialiste, alors qu’il sévit dans les hémicycles depuis plus de quarante ans… On croit rêver !

On pourra bien sûr sanctionner la politique désastreuse du Président Macron en ne votant pas pour LREM aux Européennes, mais il est possible également de mettre une « raclée » au bateleur inconstant qu’est monsieur Mélenchon en ne votant pas pour la France Insoumise. Il est important surtout de voter pour ceux qui auront un véritable projet pour l’Europe. Il en va de la démocratie.

Caroline Ollivro,

Porte-parole de Breizh Europa

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