Succès de la liste nationaliste en Corse

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Déc 112017
 

succès de la liste nationaliste Breizh EuropaLe résultat des élections en Corse est tombé et il est sans appel. La liste nationaliste, regroupant autonomistes et indépendantistes, a fait 56 % des voix, un véritable coup de tonnerre dans la république une et indivisible.

A tel point que la classe médiatique, en majorité parisienne, ne sait comment commenter l’événement. Ainsi le résultat de ces élections n’a été annoncé dimanche soir, sur la plupart des chaînes d’info, qu’en troisième position, loin derrière l’élection de Laurent Wauquiez à la tête de LR et après l’annonce de l’arrivée de la dépouille de Johnny Hallyday à Saint-Barthélémy.

La sphère politico médiatique française a en effet bien du mal à se faire à l’idée qu’on puisse remettre en cause le fonctionnement ultra centralisé de cet État. Qu’on puisse vouloir, comme cela se fait ailleurs en Europe, prendre des décisions structurelles au niveau local, ou encore sauver une langue ou une culture qui ne découlent pas de la culture dominante.

Il faudra pourtant bien s’y habituer, car de Barcelone à Edimbourg, de Bastia à Venise, le concert des régions européennes se prépare à s’accorder en s’affranchissant du « la » donné jusqu’ici par les États-Nations.

Espérons que le premier ministre Edouard Philippe saura écouter les grands vainqueurs de l’élection en Corse. Et gageons que de Brest à Strasbourg, de Perpignan à Biarritz, nombreux sont ceux qui y seront attentifs, attendant de véritables avancées vers une nouvelle organisation territoriale, plus juste, plus démocratique et plus humaine.

Franck Darcel

Président de Breizh Europa

 

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Frank Darcel, nouveau Président de Breizh Europa

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Déc 112017
 

A l’issue de 2 mandats et de 4 ans à la présidence de Breizh Europa, Caroline Ollivro a cédé sa place à Frank Darcel après son élection lors de l’Assemblée Générale déroulée samedi 9 décembre à Dinan !

L’ensemble des membres du Conseil et du Bureau remercie vivement Caroline pour l’excellent travail réalisé durant ces quatre années à la tête de Breizh Europa.

Caroline reste bien entendu au bureau et endossera désormais le rôle de porte-parole du mouvement.

Nous souhaitons à Frank tous nos voeux de réussite dans cette nouvelle mission afin de mener à bien notre présence aux prochaines municipales de 2020 sur au moins trois villes dont bien entendu la métropole de Rennes.

2018 sera une année de travail intense pour le mouvement, porté par un courant d’autonomisme et une reconnaissance des peuples à disposer d’eux-mêmes plus que favorables au vu des derniers événements qui se sont déroulés un peu partout en Europe et plus particulièrement en Corse cette semaine.

Franck Darcel élu Président de Breizh Europa

« J’ai eu l’honneur de présider Breizh Europa depuis sa fondation durant quatre années, aidée dans ma fonction par tous les Conseillers que je remercie. Et je suis très heureuse de passer le flambeau à Frank Darcel, l’un des co-fondateurs de BE et surtout l’un de ses membres les plus actifs. C’est donc lui maintenant qui assurera la direction du Mouvement, Mouvement qui va continuer à travailler sur son projet politique pour une Bretagne autonome dans une Europe fédérale et plus démocratique. Il s’agit également de mettre dès aujourd’hui le cap sur les élections municipales de 2020 et de faire vivre nos rêves qui ne sont plus des utopies. En effet, un vent nouveau souffle sur les régions européennes et il est temps pour les Bretons de songer à prendre leur destin en mains. Il n’est en effet plus possible de vivre sous la tutelle absolue d’une ville située à plus de 300 kms, dans l’un des Etats les plus centralisés et passéistes d’Europe. Breizh Europa souhaite pour les prochaines échéances électorales défendre et mettre en avant les talents des territoires bretons, renouer avec les valeurs de partage, de solidarité et de fierté d’une Bretagne accueillante et rayonnante. »
War a raok ! En Avant !

Caroline Ollivro

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L’Union Européenne contre l’Europe des Peuples ?

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Oct 282017
 

Unie dans la diversité Catalogne Breizh EuropaLes graves événements qui se déroulent en Catalogne viennent de mettre en lumière la duplicité qui anime la plupart des dirigeants européens. En effet, d’un côté ils se lamentent qu’il y ait un désamour de l’Europe de la part des citoyens de notre continent, mais de l’autre ils font tout pour que le fossé se creuse entre l’institution et les habitants.

Ainsi, après que la France ait contourné le Non au traité constitutionnel, voici qu’on refuse aux Catalans le droit de s’exprimer sur leur avenir. « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » fait pourtant bien partie de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Mais les dirigeants européens n’en ont cure, et on les voit tous voler au secours de l’unité espagnole pour défendre la survie des États-nations, ces institutions anachroniques qui verrouillent l’Europe et empêchent sa véritable éclosion politique.

Les indépendantistes catalans ont beau se prétendre farouchement européens, on leur ferme la porte par avance, comme on l’a fait pour les Écossais, pourtant rétifs au Brexit.

Les gardiens de la vieille Europe

Ainsi les dirigeants de l’Union Européenne jettent bas les masques et apparaissent pour ce qu’ils sont, une assemblée de conservateurs frileux. Un aréopage de nantis qui sont les gardiens de la vieille Europe, celle qui n’évolue qu’en fonction des lois du marché, celle qui garantit aux vieux États-Nations tels la France ou l’Espagne encore quelques années de domination sur les peuples autrefois conquis par les armes : Catalans ou Basques ici et là, Bretons, Corses ou Alsaciens ailleurs.

Dans cette gaudriole idéologique, on voit donc des ultra jacobins comme Manuel Valls aller défendre l’unité d’un royaume, quand Jean-Luc Melenchon, pourtant tenant d’une république française une et indivisible, y perd son latin, défendant une Écosse libre par pur sentiment anti anglais, bafouillant son bréviaire sur la Catalogne et changeant d’avis en fonction des images charriées par les télévisions.

Ecoutons le peuple de Catalogne

Quant aux media français justement, ils n’ont absolument pas l’ouverture d’esprit ni la culture pour comprendre ce qui se passe au sud des Pyrénées. Il faut dire que, vivant tous à Paris pour ceux qui ont un minimum d’audience, ils ne comprennent déjà pas ce qui fermente en Bretagne ou en Alsace.

On a donc le droit aux grands écarts permanents sur le sujet. Une région qui voudrait s’affranchir de son État de tutelle est tour à tour jugée égoïste, victime du populisme quand il s’agit de la Catalogne ou de la Vénétie, ou alors plainte parce qu’« on ne voit vraiment pas comment elle pourrait se débrouiller seule » lorsqu’il s’agit de la Corse. Rappelons simplement que dans la classe politique française à l’époque, pas plus que dans la confrérie médiatique, personne n’avait vu venir l’explosion de la Yougoslavie. Cela devrait amener à un peu de prudence, et à tenter d’approfondir ce que sont les désirs des peuples constitutifs de l’Europe, et surtout qui ils sont.

Unie dans la diversité

Et pour mémoire, rappelons à ceux qui ont le raccourci facile entre séparatistes et identitaires (un mot fourre-tout que les analystes peu curieux adorent), que la république catalane a été une première fois proclamée en 1934. Cette jeune république a été matée dans le sang par l’armée espagnole, deux ans avant le début de la guerre civile. Mais Franco, une fois au pouvoir, a demandé en 1940 aux Allemands d’arrêter l’ancien Président de cette république éphémère, Lluis Companys, qui s’était réfugié en Bretagne. Il fut ensuite fusillé le 15 octobre 1940 à son retour forcé à Barcelone. À méditer par tous les tenants des Etats-Nations.

L’Europe de demain sera forcément fédérale, c’est le seul moyen de lui donner une véritable légitimité populaire. Ce moment où elle incarnera enfin sa belle devise, quand elle sera enfin « unie dans la diversité ».

Caroline Ollivro

Présidente de Breizh Europa

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Catalogne, Kurdistan : il est urgent de redéfinir les contours de la démocratie

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Oct 022017
 

Catalogne Breizh EuropaLes images venues de Catalogne ce dimanche 1er octobre sont symptomatiques à la fois de l’incompétence et de la culture de brutalité du gouvernement central espagnol. Il est clair que pour l’avenir de la Catalogne il y aura un avant et un après 1er octobre. Et il est à souhaiter que le peuple catalan puisse décider de son avenir le plus rapidement possible maintenant, tant les résultats des votes qui ont pu s’effectuer sont éloquemment en faveur du oui.

Ces images posent également la question, pour toute la planète, et a fortiori pour l’Europe en construction, des champs d’application de la démocratie.
En effet, si les calendriers électoraux continuent de relever des États centraux et d’eux seuls, il apparaît clairement que nous ne sommes pas régis par de véritables instances démocratiques.

La déclaration Universelle des Droits de L’homme de 1948 évoque pourtant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, mais là aussi si la définition d’un peuple relève uniquement d’un pouvoir central, comme c’est le cas en France par exemple, comment pourra à l’avenir s’exprimer la démocratie ?
Rappelons que la définition de la nation française, autour d’un pacte dit républicain, n’a jamais été validée par un quelconque référendum au sein de l’Hexagone. Et pourtant l’idée qu’il puisse exister un peuple breton, ou un peuple corse, avec des aspirations différentes de celles du pouvoir central, est considérée comme une hérésie dans l’auto-proclamée des Droits de l’Homme ainsi que par tous les relais médiatiques dont elle dispose.

Le chemin est donc long avant qu’une Europe qui serait enfin fidèle à sa devise « unie dans la diversité », puisse se construire. C’est pourquoi les exemples catalans et écossais sont porteurs d’espoir pour les Bretons, les Corses, les Alsaciens et bien d’autres composantes des peules de l’Hexagone et d’Europe mais aussi, rappelons-le, pour nos amis Kurdes. C’est pourquoi également la France a rapidement choisi son camp, celui de Mariano Rajoy en péninsule ibérique, celui du pouvoir chiite en place à Bagdad au Moyen-Orient. Espérons que l’Union Européenne saura cette fois être à la hauteur des enjeux, ici et là-bas.

Caroline Ollivro

Présidente de Breizh Europa

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Réunification de la Bretagne, allons au-delà des manifestations

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Sep 292017
 

Réunification Breizh EuropaBretagne Réunie, organisation gérée par une direction collégiale, a décidé d’annuler au dernier moment la manifestation pour la Réunification prévue ce samedi 30 septembre à Nantes. Au prétexte que l’événement risquait d’être détourné par les mouvements extrémistes. Autant dire qu’il ne sera plus possible d’organiser de manifestations de grande envergure pour des sujets considérés comme sociétaux, ou curieusement par certains  comme « apolitiques » tels que la Réunification.

Effectivement, avec les montées des extrêmes, à gauche comme à droite, dans toute l’Europe, la Bretagne ne pourra pas échapper à ce que ces groupuscules saisissent toute occasion pour mettre en avant leurs obsessions, anticapitalistes et égalitaristes forcenées d’un côté, ou plus morbides encore de l’autre.

Que pouvons-nous faire alors, puisque bien sûr, en cas de casse, c’est toute la cause bretonne qui serait prise en otage ?

La manifestation s’annonçait pourtant plus fédératrice que d’habitude en ce qui concerne les démocrates ayant l’habitude de battre le pavé nantais, puisque les bannières des partis et mouvements politiques avaient été bannies pour que tout le monde se regroupe derrière le Gwen Ha Du.

Alors, si la manifestation devait être remise à un autre jour, pourquoi ne pas se passer également de ce défilé de « sommités » sur le podium de départ ? Car, n’est-ce pas le plus dangereux pour la cause bretonne que tous ces politiques qui tentent de briller là par de trop longs discours et ne font rien ou si peu ensuite ? Qu’y a-t-il en effet de plus mortifère pour notre juste revendication que cette manière de se refaire une virginité bretonne susceptible de servir leur carrière à un moment donné, quand une fois réélus ils ne se soucient pas plus de réunification que de compter leurs points retraite.

Réunification Breizh EuropaAinsi nous avons vu Messieurs Le Drian sur cette tribune il y a quelques années, et Monsieur de Rugy encore plus récemment. L’un est ministre des Affaires Étrangères de cette république qui nous accable de son ultra centralisme, l’autre est au perchoir de cette même organisation, qui bien sûr soutient Madrid contre Barcelone dans ce déni de démocratie que subit le peuple catalan. Que font-ils pour la Réunification maintenant qu’ils sont  au pouvoir ?

Une solution, forcément politique, pour la Réunification passe d’abord par la sanction dans les urnes de tous ceux qui n’auront fait que de vaines promesses lors des lénifiants discours de Nantes au cours des dernières années. Ensuite, il faudra mettre en place un référendum dans les cinq départements bretons qui déciderait de l’avenir institutionnel de la Loire-Atlantique. Referendum populaire sans doute symbolique dans un premier temps et organisé par les Bretons eux-mêmes. Mais le droit finit souvent par s’aligner sur les faits. Entre temps, aidons la société civile (Diwan, Produit en Bretagne, comité du tourisme breton, etc…) à garder le cœur du 44 en Bretagne. Mais n’oublions pas que toutes ces actions, quelles qu’elles soient, sont éminemment politiques.

Carole Ollivro

Présidente de Breizh Europa

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