Insoumis de tous les pays, parlons-nous !

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Mai 282017
 

InsoumisLes Présidentielles sont à peine terminées mais voilà que les Législatives s’annoncent. Et la France des insoumis rêve de se refaire la santé après la défaite de Jean-Luc Mélenchon aux Présidentielles. Une défaite honorable avec un score qui est, notons – le au passage, assez proche de ce que pesait le PC sous l’ère Georges Marchais.

Mais Jean-Luc Mélenchon voit plus loin que Georges à l’époque et il rêve de renverser la table et de « les faire tous dégager », sauf lui.
En tant que Bretonne, je rappellerais au passage qu’en dehors de vouloir instituer une sixième République, Jean-Luc Mélenchon est contre la ratification de la Charte des langues régionales et qu’il a qualifié il n’y a pas si longtemps l’école Diwan de secte ! En fait, il est contre toute différenciation culturelle à l’intérieur de l’Hexagone. Le leader de la France insoumise est un jacobin pur et dur et il ne s’en cache pas.
Il est un grand patriote français également mais aussi un contempteur acharné de l’Union Européenne, bien qu’il ait appelé à voter pour le traité de Maastricht il y a quelques années, mais il n’est pas à un revirement près.

Les insoumis français

Il faut noter par ailleurs que les insoumis français ou plus exactement hexagonaux sont en bien des points tout à fait sur la même longueur d’onde que leur leader.

Je me permettrais cependant de faire remarquer à propos de l’Europe -dépeinte par Jean-Luc Mélenchon comme l’Alfa et l’Oméga du libéralisme anti-démocratique effréné- que dans la plupart des pays qui la composent les autoroutes sont gratuites, et que dans certains, le choix du nucléaire a été sujet à discussion au Parlement voire à moratoire.

Quelle importance me direz-vous ? Eh bien, je crois qu’il est bon de faire remarquer aux insoumis français que les capitalistes hexagonaux n’ont pas eu besoin de l’Europe pour les asservir en profondeur. Et il faut en fait être bien soumis par nature pour accepter de payer le droit de se déplacer à Vinci et consorts, ou encore pour avoir autant de réacteurs nucléaires en activité sans avoir levé le petit doigt à l’époque de leur construction. Et où est-elle la démocratie française quand le peuple n’a pas été consulté, entre autres exceptions hexagonales, sur la rétrocession des autoroutes au secteur privé ou cette course effrénée au tout nucléaire ?

C’est à se demander finalement si la France ne serait pas le pays des gens soumis par nature, car non content d’être une vache à lait pour Vinci autoroute, le citoyen français, même insoumis, est un cobaye bien placide pour Areva.

Les plus gros scandales sanitaires

9782754075848L’insoumis hexagonal est également un absorbeur de médicaments et autres substances tout à fait docile. Ainsi les plus gros scandales sanitaires touchant l’Europe ces dernières années ont-ils particulièrement impacté la France. Sang contaminé, amiante, canicule mal maîtrisée. Aucun autre pays européen n’a payé un aussi lourd tribut que le pays des insoumis autoproclamés. Pire, les laboratoires français se sont distingués dans les affaires du Médiator, de la Dépakine ou encore des tests inopérants en ce qui concerne la maladie de Lyme. Là encore ces laboratoires français n’ont pas eu besoin de l’Europe pour abuser profondément tous les citoyens.

À ce stade, il paraît tout à fait intéressant de noter que Jean-Luc Mélenchon -qui a été sénateur, conseiller général, ministre puis député européen pendant la montée en puissance du nucléaire, la mise en coupé réglée du réseau autoroutier ou encore les différents scandales sanitaires- ne s’est jamais illustré dans aucun combat contre ce capitalisme débridé hexagonal. Que faisait-il donc pour ne pas avoir pensé à lever des armées d’insoumis contre tous ces mortifères lobbys hexagonaux ? On se le demande.

Non, pour lui, le mal est ailleurs, il ne peut pas être abrité dans sa propre patrie. D’ailleurs Jean-Luc Mélenchon s’est toujours assez bien entendu par exemple avec Dassault le vendeur d’armes, acheteur de voix à ses heures. Parce que pour JLM le mal est en Europe.

En tant que Bretonne à nouveau, je ferais remarquer que le traité de Maastricht est passé grâce à la Bretagne et à l’Alsace, le reste de l’Hexagone ayant voté non. J’ajouterais que la Bretagne avait également voté oui à la consultation suivante sur le traité européen, mais là, cela n’avait pas suffi cette fois.

Un vrai appétit d’Europe en Bretagne

Tout cela pour dire qu’il y a un vrai appétit d’Europe en Bretagne, et qu’il faudra à l’avenir en tenir compte. Même si bien sûr l’Europe doit évoluer.
Mais surtout en Bretagne, nous ne payons pas pour emprunter les routes (quelques kilomètres cependant en Loire-Atlantique, qui n’est plus considérée comme bretonne par l’Etat, mais nous remédierons à ce problème un jour), nous n’avons pas non plus de centrales nucléaires en activité. Et on n’a pas non plus réussi à nous infliger une écotaxe, qui n’est pas un mauvais principe, mais qui consistait surtout en l’espèce à nous faire payer notre éloignement de Rungis et le retard pris par les gouvernements français successifs (dont monsieur Mélenchon a fait partie) sur le ferroutage.

Car voyez-vous, chers insoumis hexagonaux, chez nous, en Bretagne, quand on ne veut pas de quelque chose, on n’attend pas qu’un sauveur, ancien sénateur et apparatchik devenu guevariste avec l’âge, vienne nous expliquer comment voter. Chez nous, on sort les cailloux, les bombardes et les chiens, et parfois on gagne.

BB BRETONSEt parmi tant d’autres exemples de véritables insoumis, sachez que le premier film dénonçant la guerre d’Algérie, « Avoir vingt ans dans les Aurès », a été réalisé par un Breton, René Vautier, que c’est une médecin bretonne, Irène Frachon, qui a mené le combat contre le laboratoire français Servier, que les familles des marins du Bugaled Breizh se battent toujours avec acharnement après tant d’années pour obtenir la vérité, que la justice française leur a refusée … Et la liste des insoumis bretons est bien plus longue encore.

Alors, insoumis hexagonal, continue de voter comme bon te semble, profite de nos routes gratuites et de notre sens de l’hospitalité quand tu voudras, mais surtout ne viens pas nous dire quelle langue on devrait parler en Bretagne, quelle histoire on devrait apprendre. Ne viens pas donner de leçon. Ici nous savons qui a essayé de nous soumettre mais n’a pas encore tout à fait réussi. Et ce n’est pas l’Europe. Entre insoumis, j’espère qu’on se comprendra.

 

Caroline Ollivro

Présidente de Breizh Europa

 

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Lettre ouverte à Monsieur Bruno Retailleau

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Déc 132016
 

Non Monsieur Retailleau, votre poste de Président de région ne vous autorise pas à détourner la langue française et à induire en erreur des auditeurs en utilisant un mot par un autre ! C’est politiquement et intellectuellement incorrect !

consultation NDDL Retailleau Breizh EuropaA la perche lancée sur une radio périphérique par une journaliste qui ne connait visiblement pas son dossier, vous avez à plusieurs reprises sauté sur cette occasion pour utiliser le terme référendum pour la consultation du 26 juin dernier sur le transfert de l’aéroport de Notre Dame des Landes ! Vous manquez totalement d’honnêteté intellectuelle et politique. Non ce n’était pas un référendum ni dans l’aspect technique ni dans sa forme juridique et vous le savez parfaitement bien, alors pourquoi utiliser un tel terme inapproprié pour appuyer vos propos ?

D’ailleurs vous n’avez pas eu le courage de lancer un référendum qui, s’il vous avait été défavorable, aurait définitivement ruiné votre projet de transfert. Vous avez préféré une consultation-qui n’est qu’une demande d’avis- plus facile à détourner en cas de victoire du non et la limiter à la population de Loire Atlantique sans consulter les autres départements limitrophes concernés. Sans parler du flou artistique organisé dans de nombreux bureaux de vote où ne figurait pas l’objet de cette consultation qui aurait certainement conduit à l’annulation des votes … N’y voyez-vous pas une certaine forme de mépris à l’égard des électeurs dont la majorité vous a porté à la Présidence de cette région ? Nous concernant, nous y voyons beaucoup de lâcheté et plus encore un défi à la démocratie. Alors, Monsieur Retailleau, si vous souhaitez être respecté en tant que politique en charge d’une région, n’utilisez plus ce terme de référendum et ayez le courage d’utiliser celui de consultation qui, certes, si elle vous a été favorable, ne vous autorise en rien à légitimer votre action. Continuez votre combat de manière honnête en ne détournant plus la langue française à votre avantage, nous serons en face de vous pour vous combattre avec nos armes démocratiques !

Gaël GIRAUD

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Le bouclier rural : Supercherie électorale !

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Nov 102016
 

Relais poste bouclier rural Breizh EuropaLe « bouclier rural » que les socialistes devaient mettre en place au début du quinquennat de François Hollande n’a jamais vu le jour, comme bien d’autres promesses électorales d’ailleurs.

Pour rappel, ce bouclier comportait les éléments suivants :

• Retour des services publics dans les territoires ruraux
• Proximité et égal accès des citoyens aux services publics et notamment proximité maximale en ce qui concerne les domaines de l’éducation, l’emploi et la Poste
• Création d’une convention de commerce et d’artisanat rural afin d’encourager l’activité économique dans les zones rurales
• Repenser l’organisation hospitalière autour des bassins de vie pour permettre l’accès à un service d’urgence à moins de 30 mn et à une maternité à moins de 45 mn de son domicile
• La mise en place d’un plan d’accueil de jeunes médecins généralistes en territoire rural

L’ille & Vilaine, département test en Bretagne

En Bretagne en 2015, l’’Ille-et- Vilaine devait servir de département test pour la mise en place de ce bouclier en se dotant pour ce projet d’une enveloppe de 2 millions d’euro !
En se promenant sur le site www.ille-et-vilaine.fr, pas de mise en avant de ce bouclier rural, si ce n’est un chapitre sur la vitalité des bourgs qui annonce des projets très vagues de soutien du département à 12 communes principalement axés sur l’habitat. Mais rien de concret en terme de résultats.
Le problème de l’exode rural ne date pas de ces dernières années, mais nous venons de perdre encore 5 ans à la mise en place de ce bouclier rural. Ce qui est parfaitement scandaleux lorsque l’on sait que les communes les plus pauvres de Bretagne auraient besoin en urgence du soutien de leur département et de leur région.

Maison médicale bouclier rural Breizh EuropaComment alors s’étonner que lors des dernières élections toutes confondues, le Front National progresse rapidement et comble petit à petit son retard par rapport au reste de l’hexagone. Aux dernières Européennes, 502 communes sur 1270 que compte la Bretagne ont placé le FN en tête ! Les communes les plus pauvres ainsi que les communes qui ont connu des faillites d’entreprises ont placé ce parti à plus de 20 % des votes ! Face à l’inaction du gouvernement depuis cinq ans on peut craindre pour le printemps 2017 des suffrages frontistes encore plus importants.

Mais il n’y a pas de fatalité, à partir du moment où l’on met en place en urgence des mesures pour la sauvegarde de la ruralité et de l’identité bretonne avec la profonde conviction politique que ce bouclier destiné à combattre l’exode rural est de première nécessité pour bon nombre de nos concitoyens bretons.

Gaël GIRAUD

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Indépendance ou autonomie, nos points communs

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Août 212016
 

Breizh Europa œuvre depuis l’automne 2013 pour l’autonomie des régions européennes et l’avènement d’une Europe fédérale. D’autres mouvements bretons ou européens militent pour une indépendance de leur territoire.

Breizh Europa Talamoni indépendance

Jean-Guy Talamoni Photo Franceinfo.fr

En Corse comme en Bretagne, autonomistes et indépendantistes ont une même vision de l’avenir de l’Europe

Jean-Guy Talamoni, Président de l’Assemblée de Corse déclare dans son discours du 8 août dernier que la Corse n’est pas un morceau du territoire français mais bien un pays où vit le peuple corse. Et que son objectif avant les prochaines élections régionales est de « faire plier Paris », c’est-à-dire que l’Etat français accorde l’indépendance à l’île de beauté. Nous lui souhaitons bonne chance et espérons que l’objectif sera atteint rapidement puisque il s’agit d’une revendication de plus en plus plébiscitée par le peuple corse.

Les dernières élections régionales de décembre 2015, qui ont amené les indépendantistes et les autonomistes au pouvoir dans l’île, ont été analysées avec crainte de Paris mais avec enthousiasme chez les militants de l’indépendance, de l’autonomie ou de la décentralisation poussée dans toutes les régions de l’Hexagone.

C’est pourquoi ce qui se passe en Corse, mais aussi en Catalogne ou encore en Écosse, nous concerne

En effet, s’il existe des différences d’analyses et de stratégies entre autonomistes et indépendantistes dans telle ou telle région, il n’en reste pas moins que tout ce qui remettra en cause cette omnipotence centraliste française ne peut que faire aller les choses dans le bon sens. D’ailleurs, plus tard, la définition d’autonomie ou d’indépendance se mesurera à l’aune des rapports que les régions émancipées entretiendront avec Bruxelles plutôt qu’avec leurs anciennes capitales de tutelles. Il est donc clair que si une région veut son autonomie dans une Europe fédérale, elle devra d’abord acquérir la plus grande indépendance possible par rapport à son actuelle capitale de tutelle. C’est pourquoi ce qui se passe en Corse, mais aussi en Catalogne ou encore en Écosse, concerne tous les Bretons convaincus que l’avenir de la Bretagne doit se décider essentiellement depuis son territoire.

Nous partageons donc avec Jean-Guy Talamoni l’idée que l’indépendance ou l’autonomie des régions aujourd’hui incluses dans des États-nations, sera facilitée par une évolution vers l’Europe fédérale. Et, comme lui, nous rappelons que cette Europe de demain devra être très sensiblement différente de ce qu’elle est aujourd’hui.

Le discours du 8 août de Jean-Guy Talamoni

Le discours du 8 août de Jean-Guy Talamoni sur le sujet est d’ailleurs emblématique et d’une certaine manière fondateur pour tous les autonomistes et indépendantistes de l’Hexagone et de toute l’Europe. Cette Europe souhaitée par le leader corse, plus humaine, où la finance sera remise à sa juste place, cette Europe plus attentive au destin de tous les habitants du continent, à leurs langues, leurs cultures, est bien celle que défend notre mouvement.

Nous n’oublions pas non plus que la Corse a une histoire particulière, puisqu’elle a été incluse dans la France plus récemment que la Bretagne, (18ème siècle pour la Corse, 16ème pour la Bretagne) et qu’elle a également une spécificité géographique insulaire. C’est pourquoi le laboratoire à idées qu’est devenue cette île nous intéresse au plus haut point, car la spécificité corse peut jouer comme un puissant accélérateur.

Nous devrons cependant de notre côté tenir compte des spécificités bretonnes dans notre démarche. Ainsi, le débat entre indépendance ou autonomie ne doit pas faire oublier que c’est d’abord la prise en main de leur destin par les Bretons qui nous motive, dans cette Europe de demain, que nous espérons enfin fidèle à sa devise « unie dans la diversité ».

Caroline Ollivro
Présidente Breizh Europa

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France : ce que disent les langues minoritaires

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Juil 102016
 
Breizh Europa langue minoritaire

Le Breton, une des langues minoritaires

France : ce que disent les langues minoritaires

A l’heure où Manuel Valls rappelle que l’État refuse un statut de co-officialité de la langue corse en Corse, au moment où l’on apprend que la zélée poste de Douarnenez refuse d’envoyer un courrier à destination des écoles sous prétexte qu’il est écrit uniquement en breton, il est opportun de se questionner sur ce que cache cette obsession de la langue unique chez nos gouvernants et administrateurs.

On sait déjà que la France est le seul pays de l’Union Européenne, avec la Grèce, à ne pas avoir ratifié la Charte des langues minoritaires. La mesure, qui n’a pas posé de problème ailleurs, est en effet chaque fois retoquée par le Conseil Constitutionnel, sous prétexte qu’elle est justement contraire à la Constitution et à sa phrase emblématique : le Français est la langue de la République.

Il est amusant ici de voir que les conseillers constitutionnels agissent comme si cette Constitution était d’inspiration divine, et qu’en changer une virgule, surtout quand il s’agit de langue, mettait l’humanité en péril.

La République comme outil de domination

Il faut remarquer également qu’il n’est pas dit dans cette constitution sacrée « Le français est la langue de la France ». Ce qui aurait pu amener à penser que les lieux où l’on parle encore une autre langue ne seraient pas tout à fait français, et ce n’est surtout pas le but recherché. Non, le vocable République est utilisé à dessein, pour habiller de vertu (la République prétendument issue des Lumières) une mesure qui n’en est pas moins liberticide pour les Corses, Bretons, Occitans, Flamands, Basques, Catalans et Alsaciens qui peuplent originellement une grande partie de cet Hexagone. On leur indique en effet que la langue parlée par leurs grands-parents est hors-la-loi, au sens strict puisqu’elle n’a pas le droit justement d’être utilisée sur le terrain juridique, et encore moins dans un argumentaire politique. Plus prosaïquement, on leur annonce que ces langues vont bientôt mourir, faute de reconnaissance officielle, mais c’est pour le bien de la République, donc ils ne devraient pas se plaindre.

Le vocable République est utilisé ici et là pour faire penser à tous ces peuples que ce n’est pas par la France qu’ils sont dominés, mais par une forme de contrat social auquel ils sont supposés avoir librement adhéré. Pourtant, aucun vote n’a jamais permis aux citoyens de l’Hexagone de s’exprimer sur le bien fondé de cette République née, rappelons-le, sous la terreur.

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