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L’hymne européen le soir de l’élection, bientôt l’Europe des Régions ? Chiche !

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Mai 092017
 

l'Europe des régions Breizh EuropaSi la campagne pour ces Présidentielles 2017 a été plus qu’imprévisible, c’est sans surprise après le premier tour qu’Emmanuel Macron devient le 8éme Président de cette Vème République. Avec 66% des voix dans l’hexagone en sa faveur et plus de 75% dans les cinq départements bretons. Si l’on peut se féliciter en Bretagne d’avoir l’un des scores frontistes les moins élevés (24,7%) on ne peut que regretter à la fois la progression rampante du vote FN, la progression de l’abstentionnisme (20% en Bretagne et 25% en France) et toujours cette non reconnaissance du vote blanc alors que « Voter blanc, c’est s’exprimer ».

Malgré tout, les anti-Européens Marine Le Pen et avant elle Jean-Luc Mélenchon, qui souhaitaient également la disparition des régions, sont battus. Sans parler des anti-Européens « farfelus » Messieurs Asselineau et Cheminade qui ont été balayés dès le premier tour.

Monsieur Macron a marché, accompagné au soir du dimanche 7 mai, esplanade du Louvre, par l’hymne européen, «Ode à la joie». Espérons que le nouveau Président s’inspire de ce qui marche dans les autres pays européens et œuvre pour l’Europe des régions. Qu’il introduise dans le pays une véritable décentralisation en plus de toutes les autres réformes nécessaires. Il faut en effet redonner du pouvoir aux régions à la façon de ce qui se passe ailleurs, comme par exemple dans les länder allemands, car c’est le socle de la réforme nécessaire du système politique et économique français, dont le centralisme est un véritable archaïsme en ce XXIème siècle.

Oui, nous espérons que le nouveau Président mettra la France au diapason des autres démocraties européennes, qu’il fasse signer et vivre la Charte des langues minoritaires par exemple, et qu’il fasse confiance aux régions en respectant leur histoire et leur géographie. Pour plus de démocratie, de proximité, de solidarité et de cohésion sociale.

Nous croyons en effet que si l’Etat français ne s’inspire pas de cette norme démocratique européenne, les années à venir risquent d’être sombres et difficiles pour tous les habitants de l’Hexagone. Pour éviter cela, il faut que ce quinquennat tourne le dos à ce jacobinisme stupide et destructeur du lien social, économique et civique.

Caroline Ollivro

Présidente de Breizh Europa

Décoloniser nos provinces

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Avr 302017
 

Décoloniser les provinces Breizh Europa

Michel Onfray signe un pamphlet anti-jacobin virulent dans son dernier ouvrage paru aux éditions de l’Observatoire !

A lire absolument si l’on veut comprendre les mécanismes et les dysfonctionnements de notre démocratie française.

Un état des lieux précis et implacable du combat mené entre jacobins et girondins depuis la révolution de 1789.

La Bretagne y est largement abordée avec des thèmes savamment analysés comme la langue bretonne ou la révolte des bonnets rouges et qui doivent susciter le débat au sein de nos consciences.

 

 

Une campagne atypique, un futur chef de l’Etat atypique ?

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Avr 252017
 

Présidentielle 2017 Breizh EuropaCette Présidentielle 2017 aura connu une étrange campagne, par ses affaires et par ses 11 candidats déraisonnables.

Déraisonnables en effet car si en dehors des propositions de réformettes habituelles inhérentes à l’idéologie de chacun des camps, ou les outrances de certains qui voudraient rendre l’Europe responsable de tous les problèmes de ce pays, aucun des candidats n’a eu un mot pour une réforme qui devient incontournable: une véritable décentralisation.

Décentralisation

Celle-ci permettra de relancer une économie française en perte de vitesse et de réconcilier nombre de citoyens non pas avec la politique, mais avec les politiques. Cette décentralisation qui est une façon de gouverner et de gérer avec justice les territoires est à l’œuvre depuis longtemps dans la plupart des pays européens. Ainsi le fédéralisme allemand est l’une des clés de la réussite économique du pays qui résiste bien mieux à la crise que ce que ne permet la gouvernance ankylosée française. Cette décentralisation impliquera de la proximité, beaucoup moins d’opacité. Et par là moins de gaspillages, d’erreurs dans des projets coûteux décidés de Paris, moins d’abstentionnisme, plus d’efficacité économique, plus de lien social et plus de démocratie. Cette nouvelle vision permettra également de réveiller les solidarités naturelles, d’étayer les projets d’une cohésion sociale bien plus solide à l’échelle de certaines régions que dans cet Hexagone indivisible et indistinct à la fois.

Projet décentralisateur

De nombreux candidats ont invoqué quasi religieusement le Président De Gaulle, qui-justement- avait lors d’un référendum en 1969 (référendum raté pour les raisons que l’on connaît) présenté aux Français son projet décentralisateur. Etrangement, aucun des candidats ne s’est emparé de ce projet gaulliste qui remonte à bientôt 50 ans, et réclamé pourtant par nombre d’élus régionaux. C’est à croire, d’une part, que les 11 n’ont jamais voyagé en Europe afin de s’inspirer de ce qui fonctionne bien ailleurs. Et, d’autre part, on peut se demander si ceux qui ont souhaité accéder à la fonction présidentielle ne sont pas intimement persuadés que la centralisation française est un mal nécessaire afin que la République n’implose pas… Nous affirmons ainsi pour notre part qu’il y a dans ce pays un problème fondamental d’identité et que le repli sur soi régulièrement invoqué par les jacobins à l’encontre des régionalistes n’est pas là où l’on croit, car le repli sur soi est bien celui des patriotes et nationalistes français. Ceux-là même qui sont si fiers de ne parler qu’une seule langue, et qui se contentent d’un roman historique national, si cher à François Fillon, mais pourtant truffé d’erreurs, d’anachronismes et de révisionnisme pour les Bretons, Corses, Alsaciens, Ultra Marins et bien d’autres.

Incarnation de la modernité ?

Bien entendu, nous ne pouvons nous satisfaire d’un Front National présent au second tour et il s’agit de combattre ce nationalisme français quand il est poussé à son paroxysme. Et si nous appelons à voter Emmanuel Macron nous resterons vigilants sur la suite des événements. Curieux de savoir si Monsieur Macron s’inscrit dans la continuité de ce que nous vivons depuis des décennies ou s’il incarnera la modernité à laquelle il prétend.
Il reste au leader d’En Marche deux semaines pour nous prouver qu’en plus d’avoir été un candidat atypique (au projet cependant relativement flou) il souhaite devenir un Président atypique, réellement réformateur, c’est-à-dire profondément décentralisateur.
Puisque les journalistes ne semblent pas relever un fait important- car la vie des régions ne les intéresse sans doute pas- nous faisons remarquer à Emmanuel Macron que c’est bien la Bretagne historique, c’est-à-dire à 5 départements, qui est la région qui a le plus voté pour lui. Nous lui saurions gré qu’il s’en souvienne.

Caroline Ollivro

Présidente de Breizh Europa

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Élections françaises : votons Ubu !

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Avr 182017
 

élections françaises : Votons Ubu Breizh EuropaAucune remise en cause de l’unicité et de la centralisation françaises.

Vu de Bretagne, de Corse ou encore d’Alsace ces élections françaises ont de quoi dérouter. Voilà en effet onze candidats évoquant un pays dont ils reconnaissent les difficultés et les problèmes structurels; aucun cependant ne remarque que la France est le seul pays à avoir conservé un système centralisé à ce point, quand tous ses grands voisins européens ont opté pour le fédéralisme. Aucun ne remet en cause le dogme rigide de l’unicité qui confine au final à une uniformité ravageuse, autant pour la culture au sens large que pour l’économie ou la libération des énergies locales. Et quand il s’agit d’évoquer le voisin allemand, la plupart veulent en découdre avec Madame Merkel et ses excédents commerciaux plutôt que de s’inspirer de la bonne gouvernance de la république fédérale allemande.

Ce qui n’évolue pas est condamné à disparaître.

Au contraire, voilà donc les candidats français en appelant pour la plupart au Général de Gaulle disparu il y a près de cinquante ans, comme si le monde n’avait pas profondément changé depuis, comme si cette France rigide et nostalgique était finalement incapable d’évoluer. On sait pourtant que ce qui n’évolue pas est condamné à disparaître. Mais la plupart de ces onze personnages sont en quête d’auteur et il semble qu’ils veulent juste briller et brailler le temps d’une campagne qui pourrait bien être la dernière encore un tant soit peu pacifique.

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Pour une première league bretonne

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Mar 152017
 

champion's league bretonne Gwen ha du aux couleurs du FC Nantes Breizh EuropaEt pourquoi pas une Champion’s League celte ?

En effet, toutes compétitions confondues, les clubs français ont glané seulement 2 titres en plus de 60 ans d’existence de certains de ces challenges. Un titre pour le PSG en 1996 dans la défunte Coupe des vainqueurs de Coupes et un autre pour l’Olympique de Marseille en 1993 dans ce qui correspond à l’actuelle Champion’s League. Si on fait le total pour les autres pays européens dans ces Coupes, qui étaient au nombre de trois jusqu’en 1999 avant d’être ramenées à deux, les voisins européens ont eux totalisé 19 de ces titres pour l’Allemagne, 27 pour l’Angleterre, 28 pour l’Italie et 33 pour l’Espagne !

La première conclusion qui vient à l’esprit en regardant le famélique butin des clubs français en comparaison, c’est que la France n’a pas de véritable culture footballistique au niveau des clubs justement. Les arguments que l’on entend parfois, indiquant que les clubs français sont moins avantagés à cause d’un système fiscal plus sévère ne tiennent pas quand on sait à quel point les Qataris investissent au PSG sans compter, ou quand on constate que le club de Monaco, considéré comme un club français, a un système fiscal tout à fait avantageux.

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