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La France, patrie des droits de l’homme ?

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Août 172017
 

prisons Breizh EuropaUn nouveau rapport accablant sur l’état des prisons en France vient d’être publié. Cette fois, le rapport de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) Adeline Hazan, pointe les traitements inhumains appliqués aux détenus de la maison centrale de Château-Thierry (Aisne), où sont incarcérées des personnes souffrant, au-delà de la peine qu’ils ont à purger, de troubles psychiatriques.

Contraire à la déontologie

Le rapport, publié fin juillet, évoque un « exercice de la psychiatrie plus coercitif que soignant et contraire à la déontologie », recense des cas de détenus en état de prostration, d’injections forcées opérées par des surveillants équipés de tenues pare-coups, voire de boucliers. Le rapport met en avant l’exemple d’un patient pour qui une piqûre a été « prescrite et réalisée sans qu’un médecin ne l’ait ausculté ni même rencontré ».

Hausse de la criminalité

Ce n’est pas la première fois que l’état des prisons françaises, considérées comme les pires de l’Union Européenne, est pointé du doigt par des rapports des CGLPL. Pourtant aucune mesure radicale n’est prise, alors que la justice manque toujours de crédits, et que la criminalité augmente dans l’Hexagone.
Quand on sait que les prisons hollandaises ferment par manque de prisonniers ou qu’en Suède la criminalité baisse de 1% tous les ans depuis 2004, phénomène amenant également la fermeture d’établissements pénitentiaires, on se rend compte que la surpopulation des prisons françaises, au-delà de l’inhumanité à laquelle elle confère, indique que c’est la société française toute entière qui va mal. Que c’est toute l’organisation du pays qui est à revoir.

Etat impotent

Il est intéressant d’ailleurs de remarquer que c’est au sein de pays à la population relativement restreinte que des progrès dans le domaine judiciaire se font le plus remarquer. Ce qui confirme bien que tenter de régir 65 millions de personnes par un État central si puissant qu’il en devient impotent, ne peut donner de bons résultats dans aucun domaine.

Caroline Ollivro

Présidente de Breizh Europa

Larzac/Notre Dame des Landes 40 ans d’un même combat !

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Juil 072017
 
En 1977, naissait le projet du futur aéroport sur le site de Notre Dame des Landes !
La même année, dans le Larzac, naissait un mouvement de révolte et de désobéissance civile contre l’extension du camp militaire du Larzac qui avait mobilisé des dizaines de milliers d’opposants en occupant la zone convoitée de manière pacifique dans un premier temps, puis de manière plus violente face aux forces de l’ordre qui avaient pour mission de les déloger.

Continuons la résistance et le combat si nécessaire pour sauver le site de Notre Dame des Landes !

Radio Kerne bientôt à Nantes ?

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Juin 292017
 

Breizh Europa offre son soutien à Radio Kerne pour que cette station de radio finistérienne puisse bénéficier d’une fréquence de la radio numérique terrestre prochainement créée et délivrée par le CSA afin d’ouvrir une antenne en Loire Atlantique et émettre en breton pour la plus grande satisfaction des bretonnants de ce département !

Anniversaire de la consultation en Loire Atlantique sur le transfert de l’aéroport de Nantes sur le site de Notre Dame des Landes

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Juin 262017
 

Le 26 juin 2016, l’Etat français demandait par le biais d’une consultation à la population de Loire Atlantique, le transfert de l’aéroport de Nantes sur le site de Notre Dame des Landes. Cette consultation a débouché sur un vote majoritaire du Oui à 55 %.

Hélas et contrairement aux affirmations mensongères de notre Président de région, Bruno Retailleau, il s’agissait bien d’une consultation et non d’un référendum que l’Etat peut approuver ou décliner !

Lire l’article de France Bleu Pays de Loire pour mieux comprendre la différence entre une consultation et un référendum.

57% d’abstention: où va l’Hexagone ?

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Juin 192017
 

abstention législatives 2017Après le grand coup de balai, certainement salutaire, du premier tour des législatives, le deuxième tour a accouché d’une abstention record, 57,3 % ! Quelle va être la légitimité de ce nouveau Parlement avec des députés élus avec une participation aussi faible ? Elle sera évidemment mise en question mais il est surtout temps de se demander où va, et même d’où vient, un pays où la structure démocratique est aussi chancelante, puisque le vote est bien au cœur du processus démocratique.

Le dimanche du second tour, le Président de la République, après avoir été voté, a fait une visite en hélicoptère au Mont Valérien, pour rendre hommage au Général De Gaulle et à la résistance bien sûr, mais aussi pour tenter d’incarner au mieux cette fonction présidentielle dont les Français semblent regretter ceux qui l’ont habitée par le passé.

L’omniprésence de la commémoration

Le passé, encore le passé, mais qu’est-ce donc un pays où l’on vote de moins en moins et où l’on passe de plus en plus de temps à commémorer, ici et là, à longueur d’année, tel ou tel souvenir glorieux, après avoir fait le tri bien sûr avec les souvenirs beaucoup moins glorieux? Manquerait-on de vision pour l’avenir, manquerait-on à nouveau de repères pour relier les citoyens entre eux ? Aurait-on un problème pour faire vivre le principe spirituel si cher au Breton Ernest Renan dans son discours « qu’est-ce qu’une nation » ? Discours qui a servi longtemps à la justification de la nation par contrat social à la base du pacte républicain français. A-t-on perdu, en France, la plupart des ces repères, quand l’école ne remplit plus son rôle pour cause de système éducatif à la traîne des classements de l’OCDE, quand l’indifférence voire l’agressivité entre les différentes communautés ou corporations hexagonales est à son comble ? Quand on ne vote plus ?

Roman National

roman National Breizh EuropaQuant aux commémorations, la France a officialisé depuis la Révolution un « roman national », si cher pendant la campagne des présidentielles à Monsieur Fillon. Ce roman national français n’est pas avare de raccourcis, d’oublis et il est surtout pour d’anciennes nations ou entités comme la Bretagne, la Corse ou encore l’Alsace, totalement révisionniste. Un roman national pourtant entériné sans la moindre précaution par autant de média nationaux qui émettent ou publient, pour 90 % d’entre eux, de l’Île-de-France.

Pourtant, au moment où la France vote de moins en moins, plutôt que de proposer rapidement d’autres modes de scrutin et un nouveau mode de gouvernance dans les territoires afin de rapprocher les citoyens de leurs institutions, c’est vers les commémorations que le pouvoir français se tourne, comme si les habitants de l’Hexagone étaient définitivement oublieux de l’histoire réelle, et surtout qu’on pouvait les endormir avec des défilés, des préfets costumés, des volées de motards et d’hélicoptère, des tirs de canons, ainsi que procédaient les rois, les empereurs et autres tsars dans un passé relativement lointain.

Le pouvoir des régions

Où va donc ce pays ? Si nous pouvons donner un modeste conseil, rappelons que lorsque la dictature a pris fin en Espagne, au milieu des années 1970, c’est en parallèle le centralisme madrilène qui a été battu en brèche, c’est le pouvoir des régions et leurs cultures qui ont été valorisés, c’est la proportionnelle qui a été choisie pour l’élection au Parlement, comme dans 24 pays européens sur 27 à l’heure actuelle… Et le rythme des commémorations en uniforme a drastiquement diminué.

La France continue donc, seule en Europe, à jouer la carte d’un système politique à part, à s’inventer et à fêter un passé revu et corrigé, à proposer une organisation territoriale archaïque quand tous les pays européens de taille comparable à la France ont choisi le fédéralisme plutôt que le centralisme.

Pour conclure rappelons que les dictatures ont toujours été hyper centralisées, que toutes les dictatures ont interdit ou tenté de faire disparaître les langues minoritaires, que toutes les dictatures ont contrôlé et centralisé les média à partir d’une seule ville. Que toutes les dictatures ont instauré un roman national qu’il fallait, avec insistance, commémorer.

En continuant ainsi, il n’y aura bientôt plus besoin de voter en France.

Caroline Ollivro

Présidente de Breizh Europa